Catherine Paiement-Paradis, 32 ans, fondatrice et directrice de Deuxième édition

Pétillante, assumée, humble, drôle et surtout pas compliquée, Catherine est une vraie source d’inspiration. À 32 ans, elle mène de main de maître sa propre entreprise spécialisée dans la vente en ligne de vêtements haut de gamme de seconde main.

_MG_1787_petiteCrédit photo: Julie Artacho

Rencontre avec une jeune entrepreneure qui a le vent dans les voiles!

C’est à 30 ans, après d’intenses années de travail dans le milieu de l’édition et de l’écriture (elle a été rédactrice en chef, culture et reportages, au magazine Clin d’œil), que le déclic s’est fait. Plus précisément, c’est un burn out qui l’oblige à faire une pause et à revoir ses aspirations. « À 30 ans, j’ai vu mes limites personnelles et professionnelles, et c’est à ce moment que je me suis dit : « je n’ai plus envie de travailler en entreprise pour le moment. Aussi bien donner toute l’énergie que j’ai passé des mois à retrouver à un projet personnel qui va me tenir à cœur plus que tout ». Et comme j’ai tendance à tout donner au travail, et que je peux être sans demi-mesure (je travaille là-dessus), aussi bien canaliser cette énergie sur ma propre création ».

Catherine décide donc de changer de trajectoire et de devenir sa propre patronne. C’est là qu’est née Deuxième édition, une boutique en ligne qui vend des vêtements et accessoires d’occasion de qualité et souvent de marques réputées.

Notre jeune entrepreneure y met tout son cœur et toutes se tripes. Elle se lance, sans plan d’affaires, avec courage, détermination et conviction. Pour démarrer, elle hypothèque son condo pour acheter, sur les précieux conseils de son père, un lot de vêtements pour plusieurs milliers de dollars. « J’avais des sueurs froides et les jambes molles en payant. Une chance que mon père était avec moi pour me dire : « Ce n’est pas une dépense, c’est un investissement, Catherine. » D’ailleurs, c’était bien la première fois de ma vie qu’on me disait ça en achetant des vêtements! ».

Quelle belle décision! Parce que un an plus tard, Deuxième édition est déjà une entreprise florissante, qui s’est taillée une place envieuse sur le marché québécois des vêtements de luxe de seconde main.

La vision de Catherine est claire : offrir de beaux vêtements, à prix abordables, à toutes les femmes, quels que soient leur taille, leurs poids, leurs formes. Au diable les complexes! Sans aucun jugement, Catherine cherche à combler toutes ses clientes. « Je veux qu’elles se sentent bien et à l’aise de magasiner parmi tous mes items. Pas de snobisme, pas de regards de haut. Il n’y a rien que j’aime plus que de faire découvrir des pièces à des filles qui n’auraient jamais pensé que ça leur ferait bien et de voir leur sourire après ».

Quand on rencontre Catherine dans son loft du Mile-End, où elle classe religieusement la multitude d’items qu’elle récolte d’un peu partout, on comprend vite qu’elle a trouvé sa voie. Où déniche-t-elle ses meilleures trouvailles ? « Ça, c’est mon petit secret! Depuis un an, j’ai commencé à bâtir un réseau de fashionnistas à qui j’achète des vêtements. Mais j’ai aussi énormément de filles de partout au Québec qui m’écrivent pour faire de la consigne avec leurs magnifiques sacs, robes, ou manteaux. Leurs garde-robes sont des mines d’or! ».

Je connais peu de filles de 32 ans qui ont leur propre entreprise et qui avancent si joliment sur le chemin de la réussite. Catherine travaille fort – très fort – mais semble ravie et sereine d’avoir suivi son instinct. Sa petite entreprise grandit et notre femme d’affaires s’épanouit. Tout ça lui va comme un gant!

Sophie C.

Visitez le site de Deuxième Édition.

L’adresse coup de cœur de Catherine: Le moineau masqué, un café rue Marie-Anne où elle se rend chaque matin pour prendre son latte et discuter avec Fanny, la propriétaire.

Son produit coup de cœur : le sérum orange d’Ole Henriksen (Truth Serum Collagen Booster) qui réveille et vivifie.

La personne qui l’inspire : la comédienne américaine Mindy Kaling. « Elle me fait rire, j’ai dévoré ses deux mémoires et je l’ai trouvée hyper-inspirante. Contrairement à bien des actrices d’Hollywood, elle a étudié à l’université, et semble avoir une tête sur les épaules, beaucoup d’humour et une grande intelligence ».